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Je n’aurai pas de grande maison ensoleillée, perdue dans les lilas, au bout d’un long chemin de terre. Je n’aurai pas de jours tranquilles, de petits matins clairs, d’échanges insouciants avec un bon facteur m’apportant des mandats. Je n’aurais pas cet air de grand-père bienheureux à la barbe blanchie, levant sa main frippée vers le temps qui s’en va. Je n’aurais pas le temps d’avoir de ce temps là. Parcequ’ il y aura la guerre, ou le cancer, ou le sida; ou de la vie de tous les jours, sans amour. C’est comme ça. CS
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